Alors que les dommages causés par les pluies diluviennes ne cessent d’être évalués au Cameroun en général, et en pays Banen en particulier, Molo a encore fait parler d’elle.

Située en pleine forêt dans le canton Inoubou-Nord à 20 km de l’axe routier Yaoundé-Bafoussam plus précisément dans les terres du village Endèkèhok, cette rivière (Molo puisqu’il s’agit d’elle, 15m de large à certains endroits), en période de crue devient dévastatrice.
rivière Molo, à Inoubou SudMolo, affluent de Kiakan, qui lui se déverse directement dans la Makombé a emporté à son passage tout ce qui servait de ponts en bois et inondé pratiquement toutes les plantations cacaoyères qu’elle côtoie.
Très convoitée pour ses terres fertiles, Molo attire des centaines de cultivateurs de cacao autochtones et allogènes qui forment tout un bassin de production non négligeable.
Papa Bonong René (alias Maradona) 95 ans sonnés déclare : « depuis ma tendre jeunesse jusqu’à cet âge je n’ai jamais vu autant d’eau à Molo et dans ma plantation comme c’est le cas cette année »
En somme, pour plus d’une cinquantaine de plantations que Molo arrose, prêt de la moitié de la production est affectée par la pouriture des cabosses du fait de l’excès d’eau quand on sait que le cacao ne résiste pas à l’humidité.
Comme pour dire que les Banen du Nord et du Sud ont les mêmes problèmes car la route que nous utilisons aujourd’hui pour arriver à Molo est celle que nous a laissée la défunte Scierie Jean Prenant installée dans les années 70 à Nebolen (ndikiniméki). Cette route reliait les arrondissements de Ndikiniméki et Yingui et les camions grumiers partaient de Nebolen -Yingui-Bonepoupa-Douala.

Par Michel SABEHIAM